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03.12.2006
Un projet à l'étranger - une belle histoire
L'autre jour on a bien discuté sur le chantier. Un Français n'était pas content. Il a dit que la France ne s'occupait pas assez des siens, par contre les étrangers avaient trop de droits et d'avantages.
Je lui ai dit que c'était un peu pareil dans les autres pays de la Communauté européenne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_europ%C3%A9e...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne
Depuis qu'on est dans la CE, c'est plus facile de s'installer dans un autre pays de la Communauté. Pour avoir les papiers en règle c'était beaucoup plus difficile auparavant.
En plus, maintenant on connaît mieux mon pays la Finlande en Europe. Avant c'était un pays presque inconnu pour les Français. D'autre part dans notre groupe sur le chantier il y a une personne qui parlait des pays scandinaves, du Nord, comme s'ils étaient des pays ex-soviétiques et comme si la Scandinavie était la même chose que la Russie! Elle les a tous mis dans la même boîte. - C'était choquant. Même si la Russie est notre voisine, il y a une frontière entre nous. On a obtenu notre indépendance en 1917 après six siècles sous la couronne suédoise et un siècle de domination russe.
En 2000 j'ai monté mon musée. Si je n'étais pas la propriétaire de ma maison où installer le musée, j'aurais dû oublier mon projet. En plus, si je n'avais pas d'économies dans mon propre pays, tout aurait été impossible à réaliser dans un pays étranger. Et aussi impossible à faire survivre dans un petit village écarté non touristique.
Mais le musée existe toujours. Il tourne avec un petit budjet. L'association ne gagne que la moitié de ses frais. Je lui prête la différence pour payer les factures et pour boucler le budget. Sinon, j'aurais dû fermer déjà la première année. Voilà la vérité sur mon rêve. - C'est la vie. Voilà le revers de la médaille. Il ne faut pas se leurrer.
Même si le musée n'est pas rentable, il a trouvé sa place au soleil. Et quand c'est moi qui prête de l'argent ou en donne depuis le début, il n'y a pas de taux d'intêrets. Et un jour je peux tout « pardonner ».
- Voilà mon cheval de bataille! Nous voilà de plus en plus nombreux à le partager. Nous sommes maintenant 13 personnes dans l'association, une bonne équipe. Je ne suis plus seule comme j'étais la première année. Sans parler des amis du musée qui n'ont pas pris l'adhésion dans l'association.
A propos de la collection. Elle est privée. L'association n'aurait jamais pu l'agrandir. Je collectionne depuis 1985. Je me prive des choses pour mon coup de coeur. C'est ma priorité.
Encore une chose. Cette histoire a donné un sujet à mon livre que j'ai voulu publier l'année dernière au mois de novembre: « Mon rêve dans le Midi » (c'est une partie de mon blog en finnois). - Une belle histoire à partager, malgré une montagne de difficultés...
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